Apprendre à discerner : les limites à honorer, et celles à dépasser
Dans notre chemin de croissance personnelle, on parle souvent de poser ses limites.
Mais si on allait plus loin ?
Et si certaines limites devaient au contraire être repoussées pour ne pas rester enfermée dans la peur ou l’auto-sabotage ?
👉 Il existe en réalité deux types de limites :
- Celles qu’on doit protéger,
- Et celles qu’on doit dépasser.
Et toute la clé est dans le discernement.
1. Les limites que tu dois apprendre à respecter (même si c’est inconfortable)
Ce sont des frontières saines que tu poses pour prendre soin de toi : ton énergie, ta paix, ta dignité.
Voici quelques exemples :
- Dire non à ce qui t’épuise émotionnellement.
- Ne plus accepter qu’on minimise tes ressentis.
- Refuser les relations où tu te sens utilisée ou rabaissée.
- Protéger ton temps, ton espace, ton cœur.
Ces limites ne sont pas là pour rejeter les autres, mais pour te préserver. Et chaque fois que tu les respectes, tu envoies ce message intérieur :
« Je suis digne de respect, même si ça dérange. »
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2. Les limites qu’il est temps de dépasser (même si ça fait peur)
Certaines limites, en revanche, ne sont pas des protections, mais des prisons mentales.
Elles ont été créées par la peur, le rejet, l’échec, ou simplement des croyances héritées.
Ces limites ressemblent à des phrases comme :
- « Je ne suis pas capable de faire ça. »
- « Ce n’est pas pour moi, je n’ai pas les compétences. »
- « Je vais encore me planter. »
- « Je ne mérite pas mieux que ça. »
Ce sont des frontières invisibles que tu n’as peut-être jamais osé remettre en question.
Et pourtant…
Ce sont souvent les limites qu’on s’impose à soi-même qui nous maintiennent petites.
3. Poser des limites… à soi-même aussi
On pense souvent aux limites comme quelque chose qu’on impose aux autres.
Mais certaines des limites les plus importantes sont celles qu’on doit apprendre à se poser à nous-mêmes.
- 👉 Ne pas porter des fardeaux émotionnels qui ne nous appartiennent pas.
Tu peux soutenir, écouter, prier pour… mais tu n’es pas la sauveuse de tout le monde. - 👉 Ne pas exploser à la moindre frustration.
Il y a une différence entre exprimer ce qu’on ressent et laisser ses émotions déborder sans filtre. - 👉 Mettre une garde à l’entrée de nos paroles.
On peut être dans une saison difficile et quand même choisir de ne pas blesser l’autre en retour. Nos mots ont du poids. - 👉 Apprendre à dire stop à ses propres pensées toxiques.
“Je ne suis pas assez”, “je vais encore échouer”… Parfois, ce sont nos propres voix intérieures qu’il faut remettre à leur place.
Poser ces limites-là, c’est se traiter avec respect… autant que traiter les autres avec respect.
Toutes les limites ne se valent pas.
Certaines nous protégeront toute notre vie.
D’autres, en revanche, nous freineront si on ne les dépasse jamais.
Alors, comment savoir si une limite est saine ou si elle est une barrière intérieure déguisée ?
👉 Et justement, comment faire la part des choses ?
Parfois, poser une limite est un acte de sagesse.
D’autres fois, c’est une réaction à la peur, à une blessure non guérie ou à une fausse croyance.
Alors… comment savoir ?
📖 À lire aussi : Comment se fixer des limites dans son couple
4. Faire la différence entre une limite saine et une barrière intérieure
C’est là que le discernement entre en jeu.
Voici quelques repères simples pour t’aider :
✅ Une limite saine :
- Me permet de me respecter sans nuire à l’autre.
- Me ramène à la paix intérieure.
- Me protège sans m’enfermer.
- Me donne de l’espace pour respirer, guérir, me repositionner.
- Est souvent posée avec calme, lucidité, et non dans une réaction impulsive.
❌ Une barrière intérieure :
- Naît de la peur, de la fatigue, de la blessure ou du repli.
- Me pousse à m’isoler, me refermer, me cacher.
- Devient rigide, absolue, étouffante.
- Se manifeste par des pensées du type : « Je ne peux pas », « Je ne suis pas capable », « Je vais me faire rejeter. »
- Me coupe de ce que je désire profondément (connexion, progression, liberté).
Une limite saine te permet d’avancer avec clarté.
Une barrière intérieure te fait stagner sous prétexte de prudence.
En résumé : Une limite saine m’aligne. Une barrière intérieure me réduit.
Et si la croissance, c’était d’honorer les deux ?
Ce n’est pas l’un ou l’autre. C’est apprendre à dire :
- « Ici, je dis stop. »
- « Et là, j’ose aller plus loin. »
C’est refuser l’irrespect, tout en osant rêver plus grand.
C’est se protéger… tout en s’expansant.
Quelques pistes pour avancer :
- ✨ Identifie aujourd’hui une limite que tu n’as pas respectée… et décide de la réaffirmer.
- ✨ Repère une croyance limitante que tu portes… et commence à la déconstruire.
- ✨ Prends un moment pour demander à Dieu/Saint-Esprit : « Montre-moi les limites à protéger, et celles que tu veux m’aider à dépasser. »
Et toi, quelles limites as-tu besoin d’honorer… ou de dépasser en ce moment ?
Je t’invite à te poser cette question avec bienveillance. Pas pour te juger, mais pour te reconnecter à la vérité :
Tu n’es pas faite pour vivre enfermée dans la peur. Tu es faite pour évoluer, pour briller, pour te respecter pleinement.
